Le Salve Regina

L’antienne Salve Regina est une prière dédiée à la Vierge Marie. Elle est chantée. Son incipit littéraire (qui sert de titre) signifie Salut, ô Reine en français. Elle aurait été composée par Hermann de Reichenau (abbaye de Reichenau, sur une île du lac de Constance, au sud de l’Allemagne).

Saint Bernard serait l’auteur des trois dernières invocations : O Clemens, O Pia, O Dulcis Virgo Maria. Selon une tradition, il se trouvait dans la basilique Notre-Dame d’Avioth quand il chanta le Salve Regina pour la première fois. D’autres sources attribuent au saint la composition de toute l’antienne.
Le réformateur du xvie siècle Martin Luther trouvait que cette prière exagérait le rôle de Marie dans l’histoire du salut de l’âme3. De fait, dans l’Église catholique, le langage de la dévotion n’est pas le même que celui des dogmes et cela put l’irriter. Au xviie siècle, les jansénistes ont voulu changer certaines paroles de la prière.

De nombreux Salve Regina ont été composés en différentes époques.

En dehors de toute croyance, dans mon parcours de musicienne classique et parmi toutes les oeuvres qui m’ont fascinées, j’ai été poursuivie des années durant par le Salve Regina de Pergolese.

J’ai laissé une part de mon inconscience s’exprimer et je me suis immergée dans l’écriture d’un Salve Regina, une écriture moderne, avec la répétition d’un Thème central et de phrases découpées du texte comme des « couplets ». J’ai mis en avant l’ajout de St Bernard, la seule voix en solo de toute la pièce.

Partition originale du Salve Regina avec annotation Gregorienne.

Musique et Légende

SACRA FEMINAE / Mystère des Vierges Noires 43’20

La musique de cet album est narrative. Elle retrace le parcours de la légende des Vierges Noires.
Musique Néo-Classique, Contemporaine, Ambiante, Acoustique et Electro-acoustique, Vocale.

1 – IN ITINERE 6’56

Un berger marche au petit matin. Il arpente la campagne et petit à petit se dirige sans le savoir vers le lieu où est enfouie la Vierge Noire.
Au fur et à mesure qu’il se rapproche du buisson où est cachée la Vierge, les fréquences sonores sont plus aigues. On entend la voix de la Vierge et la Source.

2 – VIRGO ET PUER 2’15

C’est le chant de la Vierge et le battement de coeur de l’Enfant qu’elle porte.

3 – ANIMAE VOX 1’37

La Voix de l’Ame ou la symbiose de la voix humaine avec la nature. La grâce.

4 – PER SILENTIUM NOCTIS 9’40

Le berger ramène la Vierge à l’église de son village. Contrairement aux Vierges Blanches, les Vierges Noires ne peuvent être déplacées et ne peuvent s’accomoder que dans leur lieu d’origine. Le berger marche lentement, la Vierge pèse lourd. Il arrive néanmoins jusqu’à l’église.

5 – IN ECCLESIA 3’18

La Vierge se réveille étourdie. Elle cherche à savoir où elle est, sent qu’elle n’est pas dans son élément, décide de quitter l’église. Dans cette pièce, le chant serein de la Vierge est ponctué de ses états d’âme. Fatigue, perplexité, décision du départ.

6 – IN UNUM LOCUM 7’57

La Vierge revient à sa source. Elle marche, glisse, danse dans la campagne nocturne.

7 – ULTIMUM LAPIDEM 4’21

Ou la construction de la Basilique autour de la Vierge. Cette pièce est basée sur la légende de la construction de la Basilique Notre dame d’Avioth à qui il aurait manqué l’ultime pierre de sa construction pendant des années pour des raisons obscures connues du diable…

8 – SALVE REGINA 6’46

Hommage à la Vierge comprenant l’ajout fait par St Bernard dont l’ordre vénérait les Femmes. O Clemens, ô Pia, ô Dulce Virgo Maria. Cet a été supprimé par certaines branches de l’église catholique qui considérait cette expression comme exagérée.

Music composed and performed by Lucie Dehli except track 5 performed by Jo Quail and track 6 performed by Jo Quail & Lucie Dehli.

This music has been inspired by the visuals of Mickaël Hoebregs.

LISTEN TO EXTRACTS

Sacra Feminae, Vierges et femmes inspiratrices…

Mystère des Vierges Noires, antérieures aux Vierges blanches, origines, parcours et histoires confuses, chargées de sens et de contradictions, néanmoins inscrites dans une légende récurrente. Icônes aux richesses invisibles au regard commun, grâce et dénuement. Beauté et simplicité de de la Mère et de l’Enfant, représentation épurée de la paix, de l’harmonie et de l’épanouissement. Repos, compassion et plénitude de la féminité à son état nu. Femme d’intuition et d’intelligence universelle, Sacra Feminæ.

En novembre 2011, Mickaël Hoebregs donne forme à des Icônes vues ou pensées depuis des années. Il les regroupe sous le concept du Féminin Sacré, Sacra Feminae et nourrit petit à petit de dessins, infographies et gravures, ce qui deviendra la base d’une oeuvre en images et musiques contemporaines. Dans son aventure, Mickaël Hoebregs est rejoint par Lucie Dehli qui offrira à ses images une musique originale, jouée en collaboration avec Jo Quail.

Aujourd’hui exposée dans les caves de l’Abbaye d’Orval sous le nom de Sedes Sapientiae, le concept Sacra Feminae évolue chaque jour. Enrichi de nouvelles images, projets, et textes.

Exposition au Musée de l’Abbaye d’Orval du 21 avril au 10 juin 2012.

Prochaine exposition et concert en la Basilique d’Avioth. Date à définir.

Projet d’un coffret CD & DVD du spectacle images et musiques.